Départ Lisbonne, à nous deux Ryanair, unique solution de voyage direct, sinon de passer par Paris, plus long, plus coûteux. Ce fut assez terrible, inconfort total des sièges, prestations et amabilité du personnel en berne. Par contre, beau temps et paysages merveilleux tout le long du vol, Madrid, Barcelone, Marseille, Nice, (coucou Olivier au-dessus du cap d’Antibes ) Milan, Venise, Ljubljana, Vienne et enfin Budapest.

Arrivée à l’aéroport international Franz Liszt, vestige du communisme à l’architecture austère comme beaucoup de bâtiments à Budapest. Il faut prendre un ticket pour avoir un taxi en attendant sagement dans une file. Direction Budapest. Campagne où le vert de la végétation semble très pâle comme arrosé d’eau de Javel. Nous arrivons dans Budapest en longeant le Danube et au loin un pont rempli d’une foule dense, le chauffeur me dit que ce sont les manifestants LGBT qui refusent les lois homophobes de leur président de la République tout en commençant à marmonner sur le ressenti de son pays. Ambiance étrange.

Hôtel très agréable avec un luxe non ostentatoire, avec une décoration par étage d’un artiste différent.

Je pars marcher dans les rues, personnes blondes, yeux bleus, grands, raides et peu enclins à la gaieté, comme je suis loin de mon Portugal. Bâtiments de la splendeur des Habsbourg et de l’empire austro-hongrois, mélangé avec du communisme et côtoyant les années cinquante. Je trouve un joli restaurant typique et à la table à côté des hommes d’affaires portugais. Je suis poursuivi !

Le lendemain matin, le Danube est enfin bleu, petit déjeuner continental où je commence à retrouver avec plaisir les membres de la FEDE rencontrés l’année passée à Barcelone.

Dès 9H, début des rencontres dans une grande salle de l’hôtel.

Discours de la présidente Claude Vivier le Got, employant les mots bienveillance, écoute, altérité. Puis les chiffres à voter de l’année 2024, les projets, les résultats et surtout l’énoncé des gagnants à leur prix annuel des droits humains.

Ce serait opportun et intéressant que les membres de l’APE puissent postuler à ces prix dont le premier reçoit 20000 euros, puis dégressif jusqu’à je crois 5000 euros. Une nouvelle école a reçu un prix deux années de suite. Puis ont été égrenées toutes les initiatives de l’année qui pourraient aussi intéresser l’APE.

Déjeuner à l’hôtel où j’ai commencé à distribuer et reçu des cartes de visite d’écoles, de formateurs. Cette année beaucoup d’écoute et de discussion sur les échecs scolaires, le mal-être des étudiants. Parlant tout au long de mon séjour de thérapeutique, de psychanalyse et de l’APE.

Chaque nouveau membre de la FEDE devait se présenter sur le podium et Hervé Madet directeur de l’EFPP a fait sa présentation en nommant l’APE, ma présence et notre lien de partenariat. J’ai sympathisé avec sa compagne, psychanalyste intéressante et pétillante.

Des tables rondes sont organisées afin que les membres puissent discuter entre eux. Ces rencontres c’est vraiment du lobbying , se rencontrer, lier des affinités, partager ses savoirs et créer des synergies.

Le soir, dîner de gala avec une croisière sur un bateau avec des plans de table subtils organisés en fonction des langues et des affinités. Tout est politique.

Le lendemain, des membres invités de la FEDE présentent leurs ateliers : débats, notamment Rony Germon sur l’IA et l’éducation.

Le soir, dîner de gala dans un restaurant classé monument historique près de l’opéra.

Retour à Lisbonne avec la compagnie hongroise Wizz légèrement mieux que celle de l’aller.

Ce fut un séjour concluant et efficace pour promouvoir la psychanalyse et l’APE avec des personnes vraiment ouvertes, sympathiques et à l’écoute.

Dès les jours suivants je suis allé donner une conférence sur la psychanalyse, la santé mentale à INCOM SUP dans leurs locaux de la Défense, où une cinquantaine d’étudiants ont eu une explication sur ce qu’est la psychanalyse, à quoi elle sert et quels sont ses bienfaits.

D’autres écoles sont intéressées par cette initiative. Il y a une génération qui va mal, semble même perdue. Promouvoir notre profession, l’APE et la clinique solidaire, voilà la continuation de notre partenariat avec la FEDE.

Stanislas Kalimerov